Visites virtuelles  2020
Partage d’expériences horticoles
 

Des jardiniers et jardinières vous partagent

leurs expériences de jardinage

Région du Québec : Montérégie-Est

Marie-Claude Morin, Saint-Jude

Mes semis 2020

Après tant d’hésitations et tant de demandes de conseils notamment auprès de notre ami et spécialiste JEAN-JACQUES, je suis très contente d’avoir opté finalement l’an dernier pour cette étagère achetée chez COSTCO pour faire mes semis et mes pousses dans la maison : durable, capable d’aller dehors, d’une belle grandeur, etc. Elle est belle dans la maison, toute l’année aussi. Les hauteurs sont très pratiques. Les fluorescents s’y installent facilement. J’y fais mes semis pour le jardin, j’y ferai mes pousses comestibles cet hiver (sarrasin, tournesol, salade mesclun, etc.). Moins artisanal que les belles étagères de bois que certains d’entre nous peuvent faire, elle est quand même bien faite et solide ! Quand mes plants sont trop hauts, je les mets dehors dans une toute petite serre en plastique achetée dans une quincaillerie : ils y passent de belles journées au soleil. J’ai donc, pour l’instant, encore repoussé à plus tard, mon rêve de construire un jour, une petite serre !

Mon jardin #4

Ce jardin est à l’abri du vent, grâce à la vielle porcherie. J’y travaille depuis deux ans uniquement à la main : je ne passe plus le motoculteur ni au printemps, ni à l’automne, et la terre s’en porte bien.  J’y fais surtout les tomates et solanacées. Des salades aussi.  Sur la photos, on voit des centaines de petits plants de laitue provenant des graines de l’année précédente que je laisse toujours sur place et qui germent abondamment le printemps venu. Je viens de décréter qu’une partie de ce jardin sera dorénavant et pour longtemps mon jardin de laitues permanentes. Je l’engraisserai à la fin de l’été, tout simplement. Pas de rotation en vue, sauf peut-être un engrais vert à tous les trois ou quatre ans, sur la planche.

Mes 2 outils préférés

La grelinette vient de nos amis jardiniers de Saint Césaire (Atelier LaLibertad). Parfait outil pour travailler la terre en douceur. La grelinette n’a désormais plus besoin d’être présentée.

Au pied de la grelinette, un outil que je chéris depuis plus de 20 ans. Il m’a été donné par mon amie Hélène, qui l’avait elle-même connue grâce au fondateur du RJE. Sincèrement, je ne ferais pas mes jardins avec autant de plaisir si je n’avais pas cet outil (que je nomme mon «TITOUTI») sans cesse dans les mains. Il me permet de tout faire ! Ouvrir de nouveaux espaces, faires mes délimitations de jardins, bécher tous les jardins à la main, débarasser les racines des légumes ou des plantes adventices de toute la terre que je peux laisser sur place ensuite, sarcler bien sûr. Avec cet outil, je peux travailler la terre comme une amie très proche, avec délicatesse et parcimonie, pratiquement à la main. Toujours un grand bonheur !

Mes cultures vivaces

  1. De la mélisse citronnelle : ma famille et moi consommons beaucoup de tisane de mélisse citronnelle durant l’hiver. Facile à cultiver, elle a tendance à VOULOIR être divisée à chaque trois ou quatre ans. Son seul problème est donc qu’elle est trop bonne, trop généreuse, et personnellement je ne la trouve pas envahissante.

Mes poules

Étant donné mes poules coureuses et volages, malgré leur grand enclos grillagé, j’ai préféré grillager mes jardins les plus proches du poulaillers ! Ici, c’est le jardin des primeurs. Pour l’instant, rien n’a encore poussé. Mais il se réchauffe mieux que les autres jardins, étant à l’abri des grands vents.

Mon ail qui a bien tenu le coup, encore cet hiver, malgré les vents et les froids perçants. Le paillis, je pense, aide beaucoup. Je le retire tôt au printemps pour réchauffer le sol, puis le remet quand la terre est réchauffée, pour conserver l’humidité. Je ne reviens sur la même planche qu’à tous les quatre ans.

Du safran. J’ai eu, en cadeau, quelques bulbes de safran l’an dernier qui provenaient d’une Abbaye. Ils n’ont pas tous survécus, mais plus de 75 % ont réussi à sortir péniblement de la terre, ce printemps. Ce sera une découverte pour moi d’apprendre leur mode cultural.

Mon «petit potager d’en avant»

Pour une troisième année, j’ai un petit jardin pour les petites choses dont on a besoin en faisant à manger et qui doivent être à proximité de la maison. Je l’ai parti dans un sol complètement acide, non aéré et mouillé, qui n’avait jamais été labouré, et qui était très compacté. Pour le partir, il y a trois ans, j’ai passé le motoculteur à deux reprises, puis j’ai mis simplement une dizaine de pouces de copeaux de bois raméal fragmenté. Je n’y touche plus depuis. Et j’ai planté mes «petites choses». Le sol est devenu riche, plein de vers de terre, ameubli. Une terre parfaite !

Les poules dans leur nouvel espace à compost, fait juste pour elles et pour leur bonheur, en fin de semaine !


Elles semblent y être bien et avoir davantage le goût de rester dans leur enclos plutôt que de sauter la clôture !

Mon jardin perpétuel de laitues

Le potager prend vie



  1. J’ai planté 600 bulbes d’ail à l’automne 2019, principalement la variété «Music». Celle-ci pousse mieux et se conserve facilement pendant un an.


  2. Les semis de légumes racines font leur apparition.


  3. J’acclimate mes plantes que j’ai parties à l’intérieur.


  4. La température des nuits n’étant pas encore assez favorable, le risque de gel est toujours possible.

Mes premières transplantations protégées

J’ai toujours hâte de transplanter mes plants de poivron, tomate, aubergine et curcubitacées. Je les protège des écarts de températures et de l’intensité du soleil du printemps en recyclant de vieux contenants de plastique. Si le risque de gel est important, j’ajoute une couverture flottante par-dessus les contenants.


Publication du 2 juin 2020

Publication du 19 mai 2020

Sur l’étagère, on peut voir : mes petites patates dans des boîtes à œuf, que je laisse germer pendant trois semaines à la lumière, avant de les planter au jardin.

 

Dans des boîtes à œufs en plastique, trouées au fond, placées sur un petit tapis dit «de germination» qui conserve l’eau suffisamment, je fais mes semis difficiles : les épinards de MALABAR, entre autres. Ces formidables épinards sont remontants et ne montent pas en graines pendant tout l’été. Ils donneront une récolte fabuleuse de belles feuilles douces et tendres.

Celui-ci se resème tout seul année après année...

Il suffit de laisser monter en graines

quelques plants et le printemps suivant il y a des nouvelles pousses que je peux manger et d’autres que je laisse se développer.

Marie-Claude Morin, 2 juin